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Le territoire est un espace de tensions ; entre l'intérêt public et le droit de propriété, entre la Confédération et les cantons, entre les cantons et les communes, entre les urbains et les ruraux, entre la préservation et le développement, notamment. L'aménagement du territoire – ou développement territorial selon la nouvelle terminologie - est donc en permanence un thème brûlant. Depuis les années septante, le territoire de la Suisse fait l'objet d'une séparation entre les zones à bâtir et celles qui ne sont pas destinées à la construction. L'agriculture évolue principalement hors des zones à bâtir, espace dans lequel non seulement elle exploite le sol, mais possède aussi de nombreux bâtiments. L'agriculture est par ailleurs également présente dans les zones à bâtir ; nombre de fermes et autres bâtiments ruraux en activité sont situés dans les villages, voire en milieu urbain. C'est dire si le secteur agricole est concerné au premier chef par l'aménagement du territoire et ses enjeux. La Confédération a mis en consultation un projet de définition des lignes directrices de la politique d'aménagement du territoire appelé « Projet de territoire Suisse ». Au plan cantonal, un avant-projet de modification de la loi vaudoise sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATC) a été lancé, centré sur la problématique de la planification. La loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT) est en révision. Les Chambres fédérales traitent actuellement d'un premier volet, en tant que contreprojet indirect à l'initiative dite « pour le paysage ». Une révision complémentaire de la LAT est prévue, avec une entrée en vigueur à l'horizon 2015 et un accent porté sur les constructions hors des zones à bâtir. Des groupes de travail sont d'ores et déjà à l'œuvre ; l'agriculture y est associée par son organisme faîtier, l'USP. Position de Prométerre : en savoir plus
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