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Depuis la suppression du contingentement laitier public le 30 avril 2009, la production laitière obéit aux lois du marché. Les producteurs exploitent l'entier de leurs capacités et inondent le marché. La surproduction est de 7 à 10 %, l'économie laitière croule sous les stocks de beurre (estimés à 7'346 tonnes à fin octobre 2011, et qui nécessiteront deux ans pour se résorber) et le prix indicatif du lait, déjà considéré comme insuffisant par rapport aux coûts de production, est descendu à 60 cts/Kg en novembre 2011. Les intérêts des producteurs à obtenir un prix couvrant leurs charges sont contraires à ceux des acheteurs qui veulent s'approvisionner en matière première la moins chère possible. Face à la poignée d'acheteurs qui maîtrise l'essentiel du marché, les 15'000 producteurs de lait sont dans une situation d'infériorité qui rend le dialogue interprofessionnel improductif et conduit à la paralysie de l'IP Lait. Devant l'ampleur de la crise, la Fédération Suisse des Producteurs de Lait (FPSL) a d'ailleurs décidé de se retirer de l'interprofession, considérant son incapacité à mettre en application les principes d'organisation du marché adoptés par ses propres organes. Position de Prométerre : en savoir plus
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