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Politique agricole 2014-2017

Au cours des 15 dernières années, le taux d'auto-approvisionnement de la Suisse a régressé de 58 à 54%. La forte diminution des paiements directs accentuerait encore cette tendance, rendraient la Suisse plus dépendante de l'étranger à travers ses importations et pénaliserait en définitive les produits indigènes, confrontés à une concurrence toujours plus agressive. En outre, la volonté délibérée de fragiliser la mission nourricière de l'agriculture est incompatible avec les objectifs de durabilité que la politique agricole doit garantir en priorité.

Dans sa prise de position Prométerre rejette le projet Politique Agricole 2014-2017 dans sa formulation actuelle. Pour entrer en matière, Prométerre pose quatre conditions :

 

  • Abandon total des contributions à l'adaptation et transfert du budget correspondant sur les contributions à la sécurité de l'approvisionnement et aux paysages cultivés;
  •  
  • Maintien des UGBFG comme critère d'octroi des paiements directs, parallèlement aux critères de la surface;
  •  
  • Redimensionnement des mesures écologiques de façon à stopper l'érosion du taux d'auto-approvisionnement;
  •  
  • Financement d'éventuelles nouvelles prestations écologiques par un budget additionnel et non par un transfert opéré au détriment des paiements directs généraux.

 

Lorsque le revenu agricole n'atteint en moyenne que les 60% de la rétribution dont bénéficient les autres catégories socio-professionnelles, il est suicidaire pour l'agriculture suisse de penser à une réforme des paiements directs qui serait défavorable aux producteurs. L'une des priorités de la future loi devrait être de garantir une augmentation de la production au moins égale à la croissance de population, soit 0.6% par an selon les prévisions de la Confédération pour les dix ans à venir.