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08.11.2017 - Le Conseil fédéral bafoue les agriculteurs et la volonté citoyenne

Aucune mesure d’accompagnement explicite et forte en faveur de l’agriculture suisse : axé sur une inacceptable libéralisation du marché, le rapport fédéral sur la future politique agricole fait fi de la volonté populaire démontrée lors du scrutin sur la sécurité alimentaire du 24 septembre. Prométerre attend du Conseil fédéral une implication active dans la défense des conditions de productions locales ainsi que la promotion des produits de proximité, tout en augmentant la marge de manœuvre des entreprises agricoles. Il en va de la décence du revenu des familles paysannes suisses.

L’exposé des grandes lignes de la politique agricole fédérale approuvées la semaine passée par le Conseil fédéral laisse stupéfait ! Bien qu’ayant soutenu le contre-projet sur la sécurité alimentaire massivement adopté en votation populaire le 24 septembre dernier, le Gouvernement ne propose guère, dans cette vue d’ensemble destinée à élaborer la future politique agricole PA 2022+, de mesures concrètes qui soient de nature à encourager l’agriculture de notre pays.


Prométerre déplore la propension infinie de l’administration Schneider-Ammann à vouloir démanteler la protection à la frontière pour les denrées agricoles. Cette libéralisation progressive et persistante va exercer une pression insupportable sur les prix à la production agricole indigène. Ainsi, si aucune protection douanière ne demeure, les coûts de production devraient tant s’abaisser que les paysans suisses n’auraient d’autres choix que de délaisser l’agriculture pratiquée aujourd’hui au profit d’une industrialisation intensive, ou de disparaître.


S’il propose une irréaliste ouverture des frontières, le Conseil fédéral s’abstient de pousser plus avant la réflexion et de soumettre, en cas d’application d’un tel modèle, des mesures accompagnatrices propres à assurer la survie du monde rural suisse. Or, le Conseil fédéral ne peut pas provoquer une libéralisation massive de nos marchés sans s’engager, de manière forte et durable, dans des interventions publiques de l’Etat en faveur des familles paysannes, ni sans envisager d’intervenir, avec des outils contraignants et efficaces, dans l’arbitrage de la répartition des plus-values au sein des filières agro-alimentaires. Faute d’une véritable prise de responsabilité de nos autorités fédérales, en particulier du Parlement, il pourrait malheureusement n’en résulter dans le futur qu’exode rural et misère dans les campagnes.


Si le Conseil fédéral n’entend pas raison garder et persiste et signe dans le modèle présenté avec ses objectifs irréalistes de compétitivité, il va donc devoir mettre sur pied une véritable politique de dérégulation des activités agricoles, par exemple en matière d’aménagement du territoire ou de normes écologiques ou éthologiques. Une orientation qui serait contraire aux souhaits du peuple suisse qui a plébiscité dans les urnes un accès à des produits locaux de qualité, en préservant les ressources et l’environnement.


Mais que le gouvernement s’épargne cet exercice : les principaux intéressés, tous engagés dans des modes de production durables, dénoncent la possible émergence d’un tel modèle agro-industriel. Les paysans suisses entendent pouvoir vivre décemment de leurs productions grâce à des mesures suffisantes et efficaces de protection douanière, nécessaires à leur survie, et à un arbitrage efficace de relations commerciales équitables au sein des filières agro-alimentaires.


Prométerre attend dès lors du Conseil fédéral qu’il respecte l’intense travail que fournissent chaque jour les familles paysannes suisses ainsi que la volonté citoyenne très clairement exprimée le 24 septembre. L’association vaudoise de promotion des métiers de la terre revendique également qu’il mette tout en œuvre pour que les consommateurs suisses aient accès à des denrées alimentaires saines, produites localement, dans des conditions de rémunération acceptables. L’ouvrage doit urgemment être remis sur le métier afin que le futur Message au sujet de la politique agricole 2022+ ne soit pas qu’un outil destiné à précipiter la fin de l’agriculture nourricière, familiale et paysanne en Suisse.

(Prométerre)

 

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