04/09/2026
Prises de positions
Dans le cadre de la consultation fédérale sur la réglementation des PFAS dans les denrées alimentaires et l’eau potable, Prométerre rejette les adaptations proposées. L’association estime qu’elles ne répondent pas durablement aux difficultés des exploitations agricoles confrontées à une contamination dont elles ne sont, dans la plupart des cas, pas responsables.
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) constituent une problématique environnementale qui dépasse largement le secteur agricole. Pourtant, lorsqu’une contamination touche les sols ou l’eau, ses conséquences peuvent peser directement sur les exploitations: restrictions de commercialisation, pertes économiques, adaptations des systèmes de production ou encore coûts d’assainissement. Prométerre demande donc une approche globale, visant à réduire les contaminations à la source tout en prévoyant un accompagnement et un dédommagement adéquats pour les exploitations concernées.
Le projet mis en consultation prévoit notamment, à titre transitoire, la possibilité de mélanger certaines denrées dépassant les teneurs maximales en PFAS avec des denrées conformes. Pour Prométerre, cette mesure ne garantit toutefois aucun débouché commercial et risque de déplacer le problème plutôt que de le résoudre. L’association conteste également le délai transitoire de trois ans, jugé trop court au regard de la persistance de ces substances et des connaissances scientifiques encore en développement.
Prométerre soutient en revanche le renforcement des exigences concernant les PFAS dans l’eau potable, tout en demandant que leurs conséquences pour les communes, les distributeurs d’eau et l’agriculture soient suivies et accompagnées. Plus largement, elle appelle la Confédération à revoir son projet afin que les conséquences économiques des contaminations ne reposent pas sur les seules exploitations agricoles touchées.
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