30/06/2025
Proconseil Sàrl
Actualités Points forts Sécheresse Proconseil
Les sécheresses estivales mettent chaque année davantage sous pression les exploitations d'élevage. Quels volumes de fourrage faut-il prévoir pour limiter les risques et éviter des achats d'urgence ? Les premiers résultats du projet RISC apportent des éléments de réponse et soulignent l'importance d'adapter le stock de réserve aux caractéristiques et aux objectifs de chaque exploitation.
Le contexte climatique actuel accentue la variabilité interannuelle des rendements fourragers. Les baisses de production surviennent principalement en été, lorsque le déficit hydrique et les fortes températures limitent la croissance de l’herbe, pénalisant la pâture et les récoltes (l’année 2026 est un bon exemple). Afin d’éviter des achats de fourrage en urgence et passer un été plus serin, il est nécessaire de constituer un stock de sécurité pour la période estivale. Cette thématique prend une importance centrale dans l’axe Autonomie fourragère du projet RISC.
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Ecart à la production fourragère moyenne des exploitations RISC selon le bilan hydrique mars à septembre. N. Cauda
Une enquête a permis de mieux comprendre la préparation des participants face à un scénario de sécheresse estivale. Les exploitants se disent conscients de leur sensibilité à la sécheresse, avec une tolérance globalement moyenne aux pénuries fourragères, tout en se jugeant bien adaptés. Le stock de réserve apparaît comme un levier clé, dont le dimensionnement dépend surtout des capacités financières pour faire face à des achats imprévus et du niveau de risque accepté en situation de pénurie. Pour atténuer les fluctuations saisonnières, ils privilégient l’augmentation des surfaces fourragères, les cultures dérobées annuelles et les achats de fourrages contractualisés.
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À partir des bilans fourragers des exploitations, nous avons estimé les déficits annuels en fourrage de chaque ferme (jours d’affouragement couverts par le stock de réserve ou des achats). Les années 2022 et 2023 servent comme référence de déficit marqué (pires années). Le dimensionnement du stock de réserve doit être adapté au contexte de l’exploitant (région, capacité de stockage, liquidités, tolérance au risque et diversification des surfaces fourragères). Dans la plupart des cas, un stock de 45 à 60 jours (7–10 dtMS/UGB) constitue un compromis raisonnable.
Les impacts du changement climatique s’évaluent sur le long terme. Ainsi, nos cinq années de données issues de 15 exploitations ne suffisent pas à établir des préconisations très précises. En revanche, les tendances observées constituent une aide précieuse à la décision.
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Pour en apprendre plus sur le projet RISC et les différents essais menés: RISC : Un projet pour accompagner l’agriculture face aux risques climatiques