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Après un épisode de froid, le redoux de la fin de semaine va permettre de relancer la pousse de l’herbe. La croissance de l’herbe mesurée cette semaine est de 28 kg de MS/ha/jour à Yvonand (450 m). Pour la semaine prochaine, on peut compter sur une pousse équivalente voire supérieure.
C’est donc le moment de finir le déprimage et de diviser les parcs en zone de plaine/colline. Dans les zones de montagne, le déprimage peut continuer.
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Points d’importance à retenir (infos approfondies ci-dessous)
La somme de températures (quantité de chaleur cumulée) est utilisée pour donner des repères afin de dater les stades clefs de la pousse d’une prairie.
Explications : Calendrier fourrager
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Le suivi de la pousse de l’herbe permet d’ajuster au mieux le pâturage aux besoins du troupeau.
L’herbomètre est l’outils le plus objectif pour effectuer des mesures de hauteur d’herbe. Comment procéder :
Si vous ne disposez pas d’herbomètre, vous pouvez également utiliser des repères visuels pour estimer la hauteur d’herbe (cf. illustration).
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Le tableur « Planification de la pâture pour vaches laitières » vous aide à calculer la part complémentaire à la pâture en fonction de votre troupeau et des surfaces à disposition (une version est également disponible pour les vaches allaitantes).
L’herbe printanière est généralement riche en protéines, et parfois aussi en énergie (sucres). Il est donc important d’adapter la complémentation en fonction du type de pâturage :
Dans tous les cas, les meilleurs repères restent le contrôle laitier et la lecture des bouses :
Avec des prix du lait souvent peu favorables, maîtriser les coûts alimentaires est essentiel. Garder les animaux à crèche alors que la croissance de l’herbe a démarré est un risque dans la gestion des pâturages : une hauteur d’herbe en entrée trop élevée dégrade la qualité et l’utilisation des herbages.
L’herbe est riche en phosphore et calcium, mais pauvre en certains oligo-éléments. Lors de la mise à l’herbe, ne pas négliger les apports de sel, magnésium, sélénium et iode. Pensez de mettre à disposition un bloc à lécher et veillez à ce que tous les animaux en consomment suffisamment.
Les sous-semis dans les céréales présentent de no
mbreux avantages, mais leur réussite dépend du choix des espèces, de la concurrence faite par la céréale et des conditions de mise en place.
Idéalement réalisé lors du dernier passage de la herse étrille (autour du stade épis 1 cm), l’implantation est favorisée avec l’humidité printanière. Les variétés de céréales à faible concurrence sont à privilégier, ainsi que les mélanges fourragers « longe durée » (si possible limité en ray-grass) ou les mélanges de trèfles qui feront moins de concurrence à la céréale.
Le choix du mélange dépend des objectifs : un mélange riche en légumineuses (trèfle blanc, trèfle violet) peut être semé à la volée, un équilibre entre graminées et légumineuses garantit un bon fourrage mais l’implantation de graminées est plus délicate à la volée. Un roulage après sous-semis améliore la germination et la levée du mélange.
Photo du 25 septembre 2025 : exploitation bio, semis de 7 kg/ha de trèfles (blanc, violet, hybride) dans un blé fourrager en sortie hiver 2025 (rendement blé 60 dt/ha).
2 coupes faites en août et octobre, rendement total sous-semis de 42dtMS/ha avec 23% de MAT en moyenne.
Les objectifs du déprimage sont de favoriser le tallage des graminées et la croissance des légumineuses par l’accès à la lumière et l’appui des pattes ainsi que d’échelonner la pousse de l’herbe entre les différentes parcelles.
Si vous estimez votre stock d’avance trop faible, vous pouvez continuer de faire un déprimage mais arrêtez-le avant d’atteindre les 500°C pour éviter les zones de refus.
Que faire en cas de conditions trop humides ? Si les surfaces ne sont pas encore bien ressuyées, sortez les vaches quelques heures le ventre vide, accélérer le tournus de rotation, prévoyez une entrée et une sortie distincte par parc. Si vous ne pouvez pas sortir les vaches pendant quelques jours, reprenez le pâturage dès que possible !
Pour plus d’information, vous pouvez aller écouter le podcast sur la gestion du pâturage en conditions humides en scannant le QR code suivant :
L’implantation des prairies peut se réaliser au printemps, lorsque les conditions de température et d’humidité sont favorables. Toutefois, un épisode chaud et sec précoce peut compromettre sa réussite.
Les semis d’automne sont souvent plus réguliers, grâce à une meilleure disponibilité en eau, même si ces deux dernières années les semis de printemps ont globalement bien réussi.
Diversifiez les époques de semis : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier !
Dans les zones plus tardives, ce n’est pas encore trop tard pour contrôler l’état des prairies et pâturages. En cas de dégâts constaté, un hersage ou un roulage peuvent être nécessaires. Vous pouvez consulter les fiches techniques du classeur production herbagère 8.2.1 « Le hersage » et 8.3.1 « Le roulage ».
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Si un sursemis est nécessaire, voici quelques recommandations pour plus de réussite :
Les méteils semés en automne 2025 repartent doucement avec la hausse des températures. Pas d’inquiétude si le sol n’est pas encore bien couvert, la biomasse explose au printemps. Les féveroles ont eu un peu de mal à passer l’hiver surtout si les semis n’étaient pas assez profonds alors que les pois fourragers sont globalement bien présents.
Photo du 16.03.2026 : exemple de méteils 40% triticale, 40% féverole, 20% pois fourrager semé à 200 kg/ha le 17.10.2025. Comptage 5 pl/m2 féverole et 25 pl/m2 pois
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Lutter contre les campagnols au début du printemps avant qu'ils ne commencent à se multiplier. Procéder par piégeage ou par gazage (voir la fiche technique production herbagère 7.1 « Ravageurs – Campagnols ») Le mode d'utilisation des prairies peut aussi jouer un rôle. Le piétinement du bétail lors de la pâture freine le développement des populations de campagnols par la destruction des galeries souterraines.
Nicolás Cauda et Eliane Lemaitre, conseillers agricoles chez Proconseil répondent à vos questions techniques à 021 905 95 50, n.cauda(@)prometerre.ch | 024 423 44 88, e.lemaitre(@)prometerre.ch .
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